Le développeur mobile construit les applications qui vivent sur les téléphones de vos clients ou de vos équipes terrain. Le vivier est nettement plus petit que celui du web : moins de formations, moins de reconversions, et une concentration des profils confirmés dans les entreprises qui font du mobile leur cœur de métier. Recruter y est structurellement plus lent.
Le métier se divise en trois voies : le natif côté iPhone, le natif côté Android, et le cross-platform — un seul code pour les deux systèmes. La distinction n’est pas un détail : ce sont des compétences différentes, des viviers différents et des coûts différents. La plupart des PME sont mieux servies par le cross-platform, qui couvre les deux mondes avec un seul profil.
L’erreur de casting classique : exiger d’une seule personne la maîtrise native des deux systèmes. Ces profils existent mais sont rarissimes — l’annonce qui les exige reste ouverte des mois. L’autre oubli fréquent : la vie de l’application après la mise en ligne. Publication, validation par les plateformes, mises à jour imposées : c’est un travail récurrent, pas un projet qui se termine.
Ce qui fait varier la fourchette
Le choix natif ou cross-platform pilote le budget : les spécialistes natifs, plus rares, se négocient au-dessus, et en viser deux (un par système) double le poste. La séniorité pèse fort, car le mobile pardonne peu — une application qui plante se désinstalle, et les mises à jour correctives passent par la validation des plateformes, donc lentement.
Les contraintes techniques font le reste : fonctionnement hors connexion, interaction avec le matériel (caméra, capteurs, paiement sans contact), exigences de performance. Chacune restreint le vivier aux profils qui l’ont déjà pratiquée, et se paie.
Rédiger l’annonce pour ce poste
Dites d’abord si l’application existe déjà ou part de zéro — reprendre le code d’un autre est un travail différent, que les candidats veulent connaître avant de postuler. Précisez la technologie : natif (et quel système) ou cross-platform (et quel framework). Mentionnez les contraintes réelles — hors ligne, matériel, volumétrie — et qui s’occupe du design des écrans. Affichez une fourchette de salaire.